Il a fallu être particulièrement patient pour voir les médias et les hommes politiques accepter, après l’attentat de la préfecture de police de Paris survenu le jeudi 3 octobre 2019, l’évidence : le crime était terroriste et islamiste. La vérité a pu être connue au bout de longues heures grâce aux réseaux sociaux (où se sont exprimées des personnes connaissant de près ou de loin le terroriste) et grâce à des journalistes faisant leur travail. Mais ceux-ci se sont heurtés à bien des obstacles…

Un journaliste menacé par sa hiérarchie

Aux yeux des Français, il a paru stupéfiant qu’un loup islamiste ait pu être couvé aussi longuement au sein de la préfecture de police de Paris, dans une unité de renseignement habilitée « secret Défense ». La faute à la peur de l’islamophobie qui est une arme de destruction massive employée à dessein par l’islamisation : on peut le dire, le terrorisme islamiste est terriblement efficace de ce point de vue, puisqu’il arrive à ses fins.

Les premières versions officielles plaidaient en faveur d’un crime de vengeance et de détresse perpétré par un pauvre handicapé jusque-là collègue modèle et apprécié. Un « déséquilibré » de plus ou de moins…

Sur ce, un journaliste, celui-là même qui avait révélé en 2013 l’existence du « mur des cons » au sein des locaux du Syndicat de la magistrature, a fait état de la conversion à l’islam de Mickaël Harpon, dans la soirée du 3 octobre (entre 17 h et 19 h). Pourquoi et comment ? Tout simplement parce qu’il était sur le terrain : il a assuré, sur ce seul créneau horaire, cinq directs à Gonesse, près du domicile du terroriste, à la rencontre de son voisinage.

Une révélation qui n’a pas plu à la direction militante de France Télévisions

Mais voilà, le journaliste Clément Weill-Raynal n’a pas spécialement été félicité d’avoir fait, une fois de plus, du bon boulot. Au contraire, sa hiérarchie l’a convoqué en lui reprochant un geste « militant » en divulguant en avant-première la précieuse information qu’il avait lui-même dénichée. Rétrospectivement, c’est bel et bien la hiérarchie du groupe France Télévisions qui paraît plus que militante. Cette simple affaire atteste d’ailleurs de la trahison des cercles urbanisés proches du pouvoir.

Pourtant, le journaliste avait été prudent, comme on peut l’être dans un pays où règnent la terreur et la novlangue : il a émis « l’hypothèse d’un acte motivé par l’islam radical ». Pourtant, comme nous l’expliquions dans un précédent article, tout état évident dès le départ, dès 13 h 30, au vu du contexte et des circonstances de l’attentat.

Il faut savoir qu’en 2013, après avoir dévoilé le « mur des cons » du SDM, le sieur Weill-Raynal avait été mis à pied par sa direction…

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