En France, la population n’a jamais été aussi urbaine qu’aujourd’hui. Cela vaut aussi bien « physiquement » (on habite majoritairement en milieu urbain, qu’il s’agisse de centre-ville, de banlieue, de lotissement pavillonnaire ou encore de zone périurbaine) que « mentalement » (le mode de vie de l’archi-majorité des Français est actuellement typique de l’urbanité : dans le travail, la façon de consommer, les loisirs, les aspirations, etc.). Pourtant, paradoxalement, ces citadins en nombre toujours croissant sont également chaque jour de plus en plus nombreux… à désirer une vie plus « verte », à la campagne, loin des lumières de la ville ! Profitons-en pour énumérer les principaux avantages d’une douce existence à la campagne…

La campagne, terre d’asile à l’heure du 2.0

Alors que règnent partout les nouvelles technologies, le 2.0 s’apprêtant à laisser la place au 3.0, beaucoup d’urbains embarqués à toute allure dans la vie citadine songent paradoxalement à couper les ponts avec la ville et le stress qui lui est généralement prêté.

Près d’un demi-siècle après la vague des néo-ruraux de l’après-68, le phénomène est en train de se renouveler, dans un genre légèrement différent. La campagne devient ainsi une terre d’asile, à l’abri de la pollution sonore, lumineuse et atmosphérique, de la concentration de population, de la malbouffe, des paysages bitumés, des mauvaises manières, de la saleté, du harcèlement, etc.

Toutefois, ce mouvement des cités vers les campagnes est pour l’instant très loin d’endiguer le vieux phénomène de l’« exode rural ». La santé démographique des campagnes est encore fragile : les naissances y manquent, elles ont du mal à se suffire à elles-mêmes en la matière. Les pertes humaines sont alors compensées par l’arrivée de résidents secondaires et touristes ainsi que par l’installation de retraités, de ressortissants étrangers et de néo-ruraux façon XXIe siècle.

La campagne, un équilibre précaire

Tout n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire de prime abord. Les campagnes sont ancrées dans d’anciennes habitudes et traditions, ancestrales, qui ne cadrent pas toujours avec les aspirations de certains néo-ruraux important depuis la ville des us très modernes.

De là naît parfois un hiatus qui rend l’intégration difficile, voir impossible. Certains s’en prennent aux coqs, aux élevages domestiques jugés trop importants (et importuns), au son des cloches, à l’odeur du fumier de vache… Heureusement, il ne s’agit pas là de la majorité !

Dans l’ensemble, la campagne est cependant perçue par les urbains jaloux de la connaître comme un havre de paix, un gage de tranquillité, un lieu de villégiature permanente. Pourtant, pour les « autochtones » – même si cela est de moins en moins vrai – elle est avant tout une terre de labeur, où il s’agit de travailler et de subsister, en vivant volontiers au rythme de la nature et des saisons – choses largement oubliées ou méconnues en ville.

La vraie vie à la campagne est donc une véritable conversion, qui doit se faire avec un esprit très « fermier ». Ensuite, même les inconvénients paraîtront être des avantages : l’éloignement des services accentuera la débrouille et l’entraide ; la rareté des commerces encouragera l’économie et le désir du fait maison ; l’absence d’infrastructures scolaires limitera les trajets en voiture par l’adoption de l’instruction en famille – et la liste pourrait encore être longue !

4 pensées sur “Les bienfaits de la vie à la campagne”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *