Pauvre Amazonie… ! Oui, car par malheur elle est en train de donner son nom à une nouvelle dénaturation terrible (une de plus !) du visage de l’Église – ou, plus exactement, de l’Église conciliaire, laquelle tient cependant lieu pour la plus grande partie de l’humanité d’« Église » véritable.

Encore un synode de mort

Décidément, depuis un demi-siècle les assemblées ne réussissent pas à l’Église… Cela était sans doute prévisible, dans la mesure où elles avaient déjà culbuté les nations : si même les ecclésiastiques se mettaient à reprendre les présupposés des conseils du monde, le pire était à craindre… et il s’est bel et bien produit.

Encore une fois, le pape actuel, quand bien même serait-il matériellement souverain pontife, ne l’est guère formellement dans la mesure où il ne rend point compte de la forme de son office qui est de paître les brebis du Seigneur et de confirmer ses frères dans la foi. Il est possible qu’a posteriori le Magistère de l’Église catholique remette les pendules à l’heure quant aux déboires contemporains, lesquels incitent à l’hérésie, à l’apostasie, à l’erreur, au blasphème et au sacrilège.

Le synode sur l’Amazonie dans ses grandes lignes

L’Amazonie n’aura été qu’un prétexte pour lacérer le corps du Christ. Les horreurs sorties du présent synode sont nombreuses, et elles étaient déjà comprises en germes très clairs dans l’instrument de travail des pères synodaux Les dés étaient pipés dès le départ, les documents préparatoires ayant été savamment concoctés dans un sens très précis. Seuls quelques naïfs ont été surpris de la manœuvre, à l’instar d’un évêque local surpris de constater d’énormes différences entre les doléances locales réelles et leur « traduction » (« traduttore, traditore ») dans l’Instrumento laboris

Les conséquences de ce synode sur l’Amazonie seraient notamment l’ordination de viri probati, un diaconat féminin et la création d’un rite amazonien.

La première serait un évident recul spirituel, surtout à notre époque qui souffre plus que de toute autre d’une désacralisation et d’un manque de verticalité. Son objectif est de pallier le manque de prêtres, mais ce (pseudo-)remède humain sera pire que le mal à soigner : là où des paroisses seront confiées à des hommes mariés elles pourront tout au plus ressembler à des congrégations protestantes. Déjà que les prêtres modernes conciliaires paraissent souvent très peu crédibles, alors que dire des viri probati face à la radicalité de l’Évangile… Cela risque en outre de ramener certaines régions au niveau des schismatiques grecs chez qui les popes sont souvent des pères de famille en mal d’argent et de situation.

La deuxième conséquence confine à l’hérésie pure et dure, en pouvant potentiellement créer un diaconat féminin calqué sur les diacres (nécessairement des hommes) et n’ayant absolument rien à voir, hormis une parenté étymologique, avec les diaconesses de l’Antiquité. Là aussi, c’est qui plus est une décision totalement importune sur le plan humain, en un temps rongé par le féminisme et où les paroisses officielles sont décrépites par les coteries féminines âgées…

Enfin, la troisième conséquence est, comme on a pu le voir carrément au cours du synode et avec le pape, une hérésie caractérisée se traduisant en blasphème et sacrilège. Nous ne reviendrons pas sur la terrible « procession » qui s’est récemment tenue dans la basilique Saint-Pierre…

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