En France, il n’y a pas que le terrorisme, le cancer, la vieillesse ou l’IVG qui tuent. Il y a également la rue.

La rue des voyous, voleurs, violeurs, agresseurs et autres dealers qui alimentent l’insécurité dans notre pays.

Mais il y a aussi la route, avec une mortalité routière de 774 personnes l’an passé.

Pourtant, si l’État y va très fort au niveau des radars et autres contrôles, il ne semble pas s’inquiéter autant de la mortalité de la rue que de la mortalité routière. Or 612 sans domicile fixe sont morts en 2018 dans la rue (donc en réalité le chiffre est plus important si l’on prend en compte l’ensemble des décès survenus à cause d’une situation précaire).

Une population (relativement) jeune

La déchéance est très rapide. Il suffit de quelques jours pour appartenir à un autre monde. Les causes sont multiples, et les pouvoirs publics sont loin de savoir y remédier. Ils ne réagissent que par aides sociales et structures subventionnées, sans s’attaquer à la racine du mal qu’ils amplifient au contraire : la destruction de la famille, la disparition des communautés naturelles, l’effritement des liens sociaux, etc. C’est le pendant de la concentration urbaine qui asphyxie la France.

La mortalité dans la rue, avec 612 individus en 2018, a donc augmenté de 15 % environ par rapport à 2017. La plupart de ces SDF avaient moins de 50 ans. Un gros tiers des décès constatés serait la conséquence de maladies, tandis que plus d’un quart étaient le fruit de suicides, d’agressions ou d’accidents.

Quelles réponses apporter ?

Le problème existe depuis longtemps, depuis que la France est une économie moderne – donc depuis la deuxième guerre mondiale, à peu de choses près. Mais le problème s’amplifie : alors qu’il ne touchait jadis que Paris, c’est désormais n’importe quelle ville ou préfecture (voire sous-préfecture !) qui le subit.

Des réponses sont régulièrement apportées par les gouvernements successifs. Mais ce sont de fausses réponses, pour le long terme du moins, même si les collectifs et associations spécialisés en la matière réclament malheureusement toujours le même type de réponse…

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