Il y a des podiums particulièrement honorables. Jeux olympiques et autres championnats sportifs par exemple. D’autres titres sont en revanche beaucoup moins glorieux… Et, malheureusement, la République française en cumule plus d’un. Parmi eux, celui de la fiscalité la plus contraignante de toute l’Union européenne. Sans surprise, la France a conservé en 2018 sa pole position de 2017…

Une médaille d’or vraiment peu glorieuse !

Les statistiques Eurostat pour 2018 sont – enfin ! – tombés. Sans surprise, la première place de la France en matière de fiscalité n’a point été inquiétée. 2018 par rapport à 2017 : nihil novi sub sole. La République française est toujours l’État membre de l’Union européenne à subir la fiscalité la plus haute.

Le trio de tête est complété, respectivement, par la Belgique et par le Danemark. Au sein de l’Hexagone, le taux des taxes, cotisations sociales et impôts représente 48,40 % du PIB (certains calculs, légèrement différents, arrivent un peu au-dessus encore), contre 47,20 % en Belgique et 45,90 % dans la péninsule danoise.

À l’inverse, ce sont l’Irlande, la Roumanie et la Bulgarie qui restent les pays les plus attractifs de l’Union européenne, fiscalement parlant, avec des taux respectifs de 23 %, 27,10 % et 29,90 %. Taux qui auraient déjà paru confiscatoires en d’autres époques…

La moyenne de la zone euro est de 41,70 % du Produit intérieur brut, contre 40,30 % pour l’ensemble de l’Union européenne.

Et en dehors de l’Union européenne… ?

La (sinistre) première place fiscale de la France au sein de l’Union européenne serait encore acceptable si cette entité supra-nationale n’était qu’un vaste paradis fiscal. Mais ça n’a pas le cas… Même en allant chercher des comparaisons au-delà de la seule Europe institutionnelle, la position de la France est toujours parmi les fiscalités les plus élevées.

Ainsi, la République française demeure première pour l’ensemble du continent européen, même hors UE, tandis qu’elle occupe la même position parmi tous les pays de l’OCDE. Pour l’ensemble de la planète, elle n’est « heureusement » « que » numéro deux.

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