Après le hic autour de la taxe d’habitation, les communes ont aujourd’hui de nouvelles raisons de se méfier du gouvernement et d’en être mécontentées. L’entrée en vigueur dès la rentrée de septembre 2019 de l’instruction obligatoire à partir de 3 ans a en effet changé la donne. Les enfants scolarisés sont ainsi plus nombreux, tandis que les municipalités doivent également prendre en charge les écoles maternelles privées « sous contrat ».

En fin de compte, c’est toujours le contribuable qui paie…

En faisant passer cette nouvelle loi, laquelle figurait dans le programme de François Fillon aussi bien que de Jean-Luc Mélenchon soit dit en passant, le gouvernement Philippe voulait faire croire que presque tous les enfants ayant entre 3 et 6 ans étaient déjà scolarisés – sauf en Corse… ! En réalité, la présentation de ces chiffres était tendancieuse, car ce fait concernait les enfants instruits, et non uniquement scolarisés.

Ainsi, les places en maternelle ont dû être augmentées pour la dernière rentrée en date : septembre 2019. Or, une disposition peu remarquée de la loi nouvelle était un changement dans le financement des écoles maternelles. Si les communes étaient déjà redevables des établissements publics, elles le sont aussi désormais des institutions privées ayant passé un contrat avec l’État.

150 millions d’euros seulement !

France Info estime que le surcoût global pour les communes françaises est de cent cinquante millions d’euros pour cette année scolaire 2017-2018. Pour la seule commune de Villeurbanne dans le Rhône, la hausse est de près d’un million d’euros. C’est nécessairement une « surprise » énorme et difficile à « encaisser ».

Mais bon, ce n’est qu’un problème de plus à signaler dans le système scolaire français. Le mammouth ne fait prendre que plus de poids, mais c’est déjà bien que cela ne passe pas inaperçu… L’ennui majeur reste et restera la notion même d’école, qu’on se le dise ! En tirant un trait dessus, d’incommensurables et innombrables problèmes seront dissipés en un rien de temps, aussi bien financiers et politiques qu’intellectuels et moraux.

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